Marin Bikes, marque californienne historique, n’a jamais caché son ADN gravity. Avec le Quake, elle signe tout simplement le VTT le plus radical de son catalogue. 180 mm de débattement arrière, une fourche double T, un cadre aluminium massif et une compatibilité mulet ou full 29 : sur le papier, le Quake annonce clairement la couleur.
Mais est-il réellement le compagnon idéal pour enchaîner les rotations en bike park, envoyer des gros jumps et rouler toute la journée sans se faire démonter les bras ?
Marin Bikes Quake
VTT Freeride
Débattement 180mm arrière et 200mm avant
27,5″ compatible 29″
Poids 17 Kg
Disponible à 5 299€
Le Quake, c’est quoi exactement ?
Le Marin Quake est le vélo freeride de la marque américaine. Il repose sur une cinématique maison MultiTrac 2 LT, pensée pour encaisser fort, offrir du grip et rester maniable malgré un gros débattement.
Le châssis est livré d’origine en configuration mulet (29″ devant / 27,5″ derrière), avec une fourche double T RockShox Boxxer et un amortisseur à ressort RockShox Vivid Coil Ultimate.
La gamme est volontairement simple : un seul montage, une seule couleur (ce violet marbré ultra-identifiable) et une philosophie claire : ride, jump, fun.

Équipement : du solide, du cohérent
À 5 299 €, Marin propose un montage résolument orienté bike park. Le choix des composants met clairement l’accent sur des suspensions haut de gamme, tout en s’appuyant sur des périphériques plus accessibles là où l’impact sur le comportement du vélo est moindre. Une approche intelligente et cohérente, qui permet de contenir le prix sans sacrifier les performances. Seul véritable bémol : les roues. Trop souples et manquant de rigidité, elles paraissent fragiles et peinent à être en accord avec la philosophie radicale du Quake.
Marin Quake
- Fourche RockShox Boxxer Ultimate 200mm
- Amortisseur RockShox Vivid Coil Ultimate
- Dérailleur SRAM GX DH 7 vitesses
- Shifter SRAM GX DH 7 vitesses
- Cassette GS DH, 11-15T
- Manivelles Sram Descendant Alloy 34T, 165mm
- Roues Marin Double Wall Alloy, 29mm
- Pneus Maxxis Assegai
- Freins Sram Maven Bronze
- Disques SRAM 200mm HS2
- Tige de selle Marin Alloy, 34.9mm
- Selle Marin Short Nose
- Cintre Sram Descendant DH Bar, 31.8mm Clamp, 25mm Rise
- Potence Sram Descendant DH Direct Mount, 31.8mm Clamp, 50mm Length












Géométrie et ajustements
La géométrie du Quake est modulable grâce à la présence de deux flip chips. Le premier permet d’ajuster la hauteur du boîtier de pédalier sur une plage d’environ 8 mm, tandis que le second agit sur la longueur des bases avec une variation d’environ 10 mm. Le passage de la configuration Low/Long à High/Short referme par ailleurs l’angle de direction d’environ 0,6°.


Autre atout notable : le Quake est compatible aussi bien en montage mulet qu’en full 29 pouces. Permettant d’offrir quatre configurations possibles, avec pour chaque taille de roues un réglage Low/Long ou High/Short, afin d’adapter finement le vélo au terrain et au style de pilotage.



Pour notre part, nous avons exclusivement roulé le Quake en mulet et nous l’avons préféré dans sa version High/Short, un peu plus compacte et dynamique.
Dans cette disposition, le Quake est clairement entre le Super Enduro et le DH. On retrouve dessus un Reach court comme sur un DH (444mm), des bases plutôt courtes (430mm) et par conséquent un empattement également court (1248mm) qui sont davantage des caractéristiques d’enduro que de DH.
Look & Finition : une vraie gueule de bike US
Impossible de passer à côté : ce violet marbré ne laisse personne indifférent. Audacieux, original, il est clairement tendance. La peinture pailletée, les décos discrètes façon “sapin”, la plaque frontale typée freeride… le Quake a une vraie identité.

Côté finition, Marin a clairement monté le curseur. Le Quake bénéficie d’un passage de gaines propre et bien intégré. Elles passent dans le cadre et non dans le jeu de direction ce qui participe à l’esthétique soignée du cadre, tout en facilitant l’entretien. La biellette monobloc, dépourvue de grosse soudure apparente, renforce cette impression de qualité et de solidité, avec un rendu visuel très propre.

L’ensemble est complété par des protections particulièrement généreuses : une base arrière intégrale efficace, un downtube épais prêt à encaisser les impacts et une protection anti-boue placée entre les deux triangles afin de préserver les roulements. On retrouve également un pad de protection pour Pick Up, ce qui peut être un plus, malheureusement la Clio EnDHurobike n’a pas encore de benne. On n’a pas pu l’essayer, elle nous semble un peu courte mais on fait confiance a Marin ca devrait suffire !


Coté peinture c’est un peu dur de juger. Quand on reçu ce Quake, il était déjà marbré, alors soit la peinture est fragile soit les gars qui l’ont testé avant nous on vraiment fait les cochons mais ce qui est sur c’est qu’il faudra penser à le protéger parceque vu son programme il va forcément sucer du caillou.

Dans l’ensemble, on sent un vélo pensé pour durer, encaisser et vivre sa vie en bike park.
Praticité : minimaliste… mais assumé
Soyons clairs en bon freerider le Quake est rutre !
Pas de porte-bidon, pas de tige de selle télescopique, un bash guard d’origine… On est sur un vrai vélo de descente ludique.
On peut cependant lui mettre un point pour ses Flip Chips qui sont faciles à manipuler et qui permettent d’adapter rapidement le vélo selon les pistes et le style de ride.


Prise en main : étonnamment accessible
Avec ses 18 kg sur la balance et sa fourche double T, le Marin Quake pourrait, sur le papier, impressionner et laisser craindre une prise en main exigeante. Pourtant, dès les premiers mètres, le constat est tout autre. Le vélo ne donne jamais l’impression de piloter un pur DH, mais se rapproche davantage des sensations d’un très gros enduro moderne. Les manuals et les bunny-ups passent avec une facilité déconcertante du à son dimensionnement particulier avec son empattement et ses bases courtes. Le Quake se montre joueur, même à basse vitesse. La présence de la double T apporte immédiatement un fort sentiment de confiance, en particulier pour les riders intermédiaires, qui se sentent rapidement en sécurité et prêts à repousser leurs limites.

En descente : le terrain de jeu du Quake
Dans le ludique
C’est clairement son terrain de prédilection.
Virages relevés, transferts, petits jumps, shralps : le Quake adore ça. Il incite naturellement à jouer avec le terrain, à chercher les appuis, à tirer sur la moindre bosse et à rouler dans un esprit résolument freeride. On sent que le châssis a été pensé pour ça : le Quake met en confiance, donne envie d’envoyer et permet de s’exprimer sans se poser de questions. La configuration mulet d’origine prend ici tout son sens, en offrant un excellent compromis entre stabilité et maniabilité. L’avant en 29 pouces sécurise et guide le vélo, tandis que la roue arrière en 27,5 pouces apporte ce surplus de tolérance et de vivacité qui rend le Quake particulièrement fun et joueur

Si Quake est une machine à jump. Attention toutefois : il demande un pilotage actif. Si on se laisse porter sans engagement, il peut se retrouver avec un effet “catapulte”. Une fois compris, les sensations de vol sont incroyables puisse que tu sais que tu ne risques rien a la réception grâce a son débattement.
Dans le défoncé
Lorsque le rythme s’intensifie et que la vitesse augmente, le Marin Quake reste globalement très à l’aise dans le défoncé. Le vélo encaisse fort et conserve une bonne stabilité, invitant à rouler engagé. La Boxxer apporte un train avant précis et suffisamment rigide pour garder le cap, même lorsque l’arrière commence à montrer ses limites sur terrain cassant.

Toutefois, tout n’est pas parfaitement neutre : au freinage, la cinématique a tendance à légèrement se figer, ce qui peut parfois se traduire par un arrière un peu plus raide et perturbant dans les sections très dégradées. En contrepartie, ce comportement participe aussi à la vivacité et à la maniabilité générale du vélo. La double T contribue enfin à un confort appréciable sur les longues journées de bike park, avec moins de fatigue accumulée et des bras nettement plus préservés au fil des runs.

Les points faibles ?
Un point ressort clairement : les roues Marin.
Elles sont trop souples pour un programme bike park engagé. Dévoilage rapide, plats fréquents… Clairement, c’est le maillon faible du montage. Bonne nouvelle : une fois remplacées par une paire plus solide (DT Swiss, par exemple), le vélo devient redoutable.

Un vrai freeride à l’américaine, comme on les aime.

+ Stable
+ Maniable
+ Accessible
+ Fun

– Praticité
– Roues trop souple
– Peinture fragile


























