Depuis plusieurs semaines, nous avons reçu le Bike Maintenance Kit de chez mountainFLOW à l’essai. Parlons de la marque, créée en 2016 avec pour but de faire des cires pour ski sans pétrole. Un passage par l’émission Shark tank plus tard (« Qui veut être mon associé » aux U.S.) et la marque réussi à s’implanter et s’imposer sur les skis américains. Toujours dans cette logique, la marque diversifie son activité et vient toucher notre sport favoris: le vélo. Peut-on obtenir des produits à base de plantes aussi efficaces que les mastodontes du marché ? Voyons tout ça !
mountainFLOW : bike maintenance kit (BMK)
Kit de maintenance pour vélo
Tarif de 99,99€
On trouve quoi dans cette boîte ?
Tout d’abord, niveau packaging, on reçoit une belle boîte en plastique 100% recyclé et un couvercle en bambou. Le tout fermé avec une sangle, ce premier contact respire la qualité. Une fois la boite ouverte, on va retrouver les produits d’entretien. Lubrification de chaîne pour tout temps. Un nettoyant / dégraisseur permettant de laver l’intégralité du vélo. Un polish pour finir l’entretien du vélo. Graisse pouvant être utilisée à peu près partout, sauf la transmission (pour le montage et l’entretien du vélo). Une paire de brosses en bambou, une pour le cadre qui permet de ne pas brutaliser la peinture et une autre pour la transmission (bien plus rigide). On va finir avec les trois chiffons pour bichonner votre machine, le premier en coton pour s’occuper de la transmission, ensuite le second en microfibres de bambou pour essuyer tout le vélo et la dernière en velours de bambou pour polisher le vélo.



Mousse party !
Le lavage
Pour commencer, nous avons testé le produit après une belle sortie dans la boue. Mon vélo avait besoin d’un bon nettoyage et je me suis mis en tête de tester tout ça. Je vais être parfaitement honnête, mais avec des produits composé à 100% de plantes, je ne pensais pas voir un produit aussi efficace que la concurrence. Donc j’ai suivi les conseils d’utilisation présents sur les produits : On débute par un rinçage de la machine, on pulvérise le nettoyant / dégraissant sur l’intégralité du vélo et on laisse un peu agir.






Une fois fini, j’ai une tendance à remplir un saut à côté pour utiliser les brosses et les tremper dans de l’eau au fur et à mesure. Et bien le petit bac en plastique recyclé a trouvé son utilité. Les brosses ont un vrai aspect quali ! Les manches sont bien solides, les poils ne semblent pas pouvoir se faire la malle à la première utilisation. On se lance et on frotte bien partout avec les brosses. On rince pour finir et là, le vélo ressort nickel, la boue, les impuretés et la graisse sur la transmission se fait la malle de manière efficace !


Finition et entretien du vélo
Bon, si vous êtes aussi des maniaques, une fois le vélo lavé, on bascule dans le moment kiffant où on va faire briller tout ça ! Donc on va venir sécher et lubrifier sa transmission (en récupérant le surplus de lubrifiant), le tout avec le chiffon en coton et le lubrifiant tout temps. La version du flacon que j’avais coulait un peu vite, il faut vraiment faire gaffe à l’ouverture de la pipette. Car vu que le lubrifiant est plus fluide que les produits à base de pétrole, vous allez finir avec le produit sur le sol et un peu sur la chaîne. Sinon, sur le terrain, le lubrifiant se comporte comme une huile classique. Il n’agglomère pas excesivvement de saleté sur la chaine et permet de réaliser 2/3 sorties avant de devoir revenir lubrifier la chaine. Cela dépendra bien entendu des conditions de riding.



Ensuite, on sort le deuxième chiffon en microfibre de bambou pour essuyer son vélo. Il va parfaitement abosrber l’eau sans avoir besoin de passer 20 fois sur le cadre. Avec ses supers capacités d’absorbption, inutile de l’essorer durant le séchage de l’intégralité du VTT. Une fois le résultat nickel, on va finaliser et rendre le tout clinquant !

Sortie du troisième chiffon en velours de bambou et la belle bouteille en métal de polish. L’idéal est de l’appliquer sur le chiffon et non pas directement sur le cadre afin d’éviter toute contamination des disques de freins. Ensuite, il suffit d’essuyer les parties non sensibles pour faire briller tout ça. Cadre, poste de pilotage, pédales / pédalier et pour finir les jantes. Le rendu est propre et le polish redonne un coup de neuf à votre vélo. Il se peut d’ailleurs que celui-ci fasse également légèrement disparaitre les très fines micro-rayures de votre cadre. Pour couronner le tout, l’avantage du polish c’est qu’il évite aux différentes projections de coller et permet un lavage facilité.


Graissage
Pour finir, le kit est livré avec un flacon de graisse. La graisse est vendue pour un usage polyvalent et pourra s’utiliser autant pour du montage que le graissage d’un jeu de direction par exemple. La graisse mountainFlow s’est montré plutot effiace en tant que graisse de montage sur les pas de vis de nos pédales par exemple. Et autant vous dire qu’on fait énormement de rotation avec nos essais et elle effectue parfaitement son travail ! Elle n’a pas disparu après le lavage et je n’ai pas constaté quelle avait tendance à coller davatange de saleté qu’une graisse classique. Comme pour le lubrifiant, elle parait légèrement plus fluide qu’une graisse classique.

Du coup c’est un sans fautes ?
Il faut avouer que je suis parti sur un à priori en recevant les produits. Non pas qu’on ne puisse pas laver le vélo, mais devons nous en utiliser plus ? Aurons nous la même efficacité que les autres produits lors de l’entretien ? Les microfibres, j’en utilise déjà des basiques, est-ce que ça va être pareil ? On parle de produit eco-responsable, qu’on fait venir des Etats-Unis avec l’impact écologique du transport.
Beaucoup de questions et pourtant les produits ont réussi à me convaincre. On va commencer par l’efficacité des produits, qui est réellement satisfaisante. Le nettoyant va vraiment vous rendre la chaîne nickel et le vélo propre. Le lubrifiant va bien faire son office (mais on en reparle plus bas, pour vous éviter mon problème). La graisse est aussi efficace qu’une graisse à base de pétrole. Très belle mention pour les brosses en bambou qui ne grifferont pas votre vélo mais le laisseront propre. Et on finit par ce qui m’a le plus bluffé lors du test, les trois chiffons en coton et bambou, qui ont une efficacité redoutable en comparaison des microfibres qu’on peut trouver un peu partout. Chacune son utilité, elles vieillissent très bien et m’ont vraiment conquises.


Tout n’est pas parfait, et lors du test, j’avais un premier embout qui avait du mal à faire parfaitement mousser le nettoyant / dégraissant. Mais suite à une discussion avec la marque, j’ai eu un nouvel embout qui était de meilleur qualité (disponible sur les produits à l’heure ou j’écris ces lignes). Ensuite, lors de la première lubrification, j’ai constaté après le roulage un amalgame au niveau des galets et sur toute la chaîne. J’ai aussi contacté la marque pour savoir si c’était connu. Et le souci venait d’un mélange entre l’huile à base de plante et mon lubrifiant habituel à base de pétrole. Le mélange des deux créé une réaction et faisait des gros pâtés de « graisse ». J’ai passé toute ma transmission dans un dégraissant. Une fois fait, le souci a complètement disparu. Donc pensez bien à rendre votre transmission clean avant de mélanger différentes huiles de chaine. La pipette du lubrifiant était aussi un peu imprécise, j’ai réussi en réglant l’ouverture à avoir un écoulement correct, mais la marque a changé le contenant pour permettre de rectifier ce point (je n’ai pas pu le tester).
Le verdict !
J’ai pu échanger beaucoup avec le distributeur de la marque en France. Qui est bien conscient qu’importer des produits de si loin n’est pas une alternative écologique parfaite. Mais on parle de produits sans pétrole, et pour nous qui y mettons les mains lors de l’entretien, pour les mécanos des shops qui s’occupent de nos machines, ça a un impact réel. C’est aussi une marque qui propose des produits efficaces, sans pour autant pratiquer des tarifs prohibitifs (on est sur des tarifs équivalent à la concurrence). Vous pouvez réutiliser tous les flacons en achetant des recharges (une recharge coûte deux fois plus cher qu’un flacon, mais le rempli trois fois). Et les produits type brosses et microfibres sont aussi durables (même si on devra les changer à terme). Donc en l’état, ce sont des produits convaincants et qui se veulent éco-responsables tant pour la planète que pour votre santé.



























